Les mystères de Fatima

Fatima. Entre Mythe et Ferveur…

L’apparition de Fatima est une histoire du XXème siècle. Elle s’est construite sur six rendez-vous mensuels, chaque 13ème jour du mois, en cette fin de printemps 1917.

Le 13 mai 1917, trois jeunes bergers sans instruction, habitant le village de Fatima sont appelés, alors qu’ils s’occupent des bêtes dans les coteaux environnants, par l’apparition d’une femme, toute vêtue de blanc qui leur recommande de se dévouer à la prière et leur demande de revenir tous les mois et le 13 de chaque mois. Lucie, Jacinthe et François ne pourront garder le secret de cette surprenante rencontre et c’est toujours accompagnés d’une foule plus nombreuse qu’ils iront chaque mois, retrouver la Vierge Marie.

Le 13 octobre, pour la dernière apparition, alors que deux secrets de la prophétie mariale étaient déjà révélés depuis le 13 juillet, ce ne sont pas loin de 60.000 personnes qui suivent les enfants : croyants ou curieux, gens du cru et de tout le Portugal, lettrés ou analphabètes, journalistes et universitaires. La météo est exécrable et comme à son habitude, la Vierge ne se révèle qu’aux enfants. La foule s’impatiente et s’agite. Les enfants prient la dame de se manifester à tous… Le ciel se déchire, laissant voir un disque d’une lumière inouïe mais qui en même temps ne blesse les yeux. Ce soleil admirable circonvolue selon une danse inexplicable qui agenouille les doutes de la foule et lui fait scander : « Olhem, olhem, Tao Bonito! »

Si les deux premières prophéties furent rapidement révélées et s’avérèrent au fil des années, c’est la troisième qui interroge les historiens et les ésotéristes. La Vierge avait demandé le silence à Lucie jusque dans les années soixante. Msg José Alves Correia, Evêque de Leiria avait travaillé à la reconnaissance des apparitions mariales et à la sanctification du lieu de Fatima dès 1930. Depuis il veillait à l’éveil spirituel de Lucie et à son éloignement de Fatima. En 1948, il exigea de connaitre la troisième et pressa la jeune femme de révéler cette troisième prophétie. Prise de court, elle eu pourtant la sagacité de manuscrire son récit et d’exiger à son tour que seul le Pape fasse lecture de cette dernière prophétie. La chose fut faite, mais Pie XII ne la lut pas. C’est Jean XXIII, peu après son intronisation en novembre 1958 qui prit connaissance de la missive, il replia le courrier dans son enveloppe, la scella de nouveau et la renvoya aux archives secrètes du Vatican. Il n’en parla jamais à quiconque mais en janvier 1959, il convoque le second Concile dans il confia la préparation à la Secrétairerie. Le conservatisme des Évêchés et surtout de la Curie Romaine laissait présager un Concile pauvre en réformes.

Le 11 octobre 1962, le concile « Vatican II », est ouvert. Jean XXIII prononce un important discours, rédigé personnellement pour sa plus grande partie :

« L’humble successeur du Prince des apôtres qui vous parle, a voulu en convoquant ces importantes assises donner une nouvelle affirmation du magistère ecclésiastique toujours vivant et qui continuera jusqu’à la fin des temps. Par le Concile, en tenant compte des erreurs, des besoins et des possibilités de notre époque, ce magistère sera présenté aujourd’hui d’une façon extraordinaire à tous les hommes qui vivent sur la Terre. (…) L’important pour le Concile œcuménique, c’est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d’une façon plus efficace. »

Le soir même par une allocution « improvisée sous la lune », il évoque devant la foule et avec beaucoup d’humanité le souhait « que nos sentiments soient toujours comme nous les exprimons ce soir, devant le ciel et devant la terre : foi, espérance, charité, amour de Dieu, amour des frères. Et puis, tous ensemble, aidons-nous ainsi, dans la sainte paix de Dieu, à faire le bien. » L’émotion de Jean XXIII est sensible, peut-être liée au cancer qu’on venait de lui diagnostiquer.

Rapidement l’ordre du jour préparé par la curie conservatrice est désavoué par les Pères Conciliaires et le Pape ordonne une refonte des tâches du Concile qui se lance alors, sous l’impulsion de Montini, futur Pape Paul VI, dans l’œuvre réformatrice qu’il appelait de ses vœux.

Paul VI réserva le même sort à la lettre de Lucie, après l’avoir lu également et il poursuivi la politique d’ouverture à laquelle il avait contribué selon les trois grands axes qui caractérisent l’Église d’après Lui : définir l’Église, les fonctions de l’Église (liturgie, morale et missions), et la troisième les relations entre l’Église et le monde (œcuménisme, dialogue interreligieux et relation avec les États). S’il se montra assez à l’aise sur le premier et le troisième thème, il resta pourtant crispé sur le deuxième, qu’i s’agisse du célibat des Prêtres, de la promotion du Renouveau Charismatique ou bien sûr de l’encyclique « Humanae Vitae » presqu’écrite par Karol Wojtyła et qui fut une véritable stupeur par le contrepied qu’elle symbolisait. Sa gouvernance fut finalement complexe.

Jean-Paul 1er régna trop peu (33 jours) pour que l’on sache s’il prit le temps d’ouvrir la lettre de Lucie. Il eu pourtant des actes forts pour montrer la simplicité à laquelle l’église devait revenir, tout autant que de réveiller la dimension pastorale du sacerdoce…

Jean-Paul II fut le Pape du « Grand bond en Avant » pour Fatima ! Inutile de rappeler ici ce que fut son pontificat, ni de chercher des superlatifs ou des bémols à ses actes, que chacun pourrait revendiquer selon sa sensibilité ! Concernant la troisième prophétie de Fatima, Jean-Paul II fut le Pape de la révélation qu’attendait Lucie. Chacun se souvient que les radios avaient annoncé sa mort après l’attentat du 13 mai 1981 perpétré par Ali Agca sous l’influence des services secrets bulgares. Un 13 mai… Le Pape clama sa foi en la Vierge de Fatima et il assura qu’elle lui avait sauvé la vie ! Deux fois pendant les dix premières années de sa charge, la vraie phase régnante de son pontificat, il se rendra à Fatima pour célébrer la Vierge et rencontrer Lucie avec laquelle il entretiendra une correspondance jusqu’à sa mort le 13 février 2005. Le Pape lui survécut pendant 49 jours…

Depuis 2000, Jean-Paul II avait autorisé la publication officielle de la lettre mais malgré la confirmation par Lucie de son authenticité, les observateurs ne furent pas convaincus. Ils furent nombreux à penser que cette version n’était que parcellaire et cachait l’essentiel. Mais alors de quel secret parle-t-on ? Qu’est ce qui ne pourrait pas être révélé ?

La fin des Papes et de notre temps ?

Alors, le Pape François, serait-il « le Pape Noir », le dernier de la prophétie ? La fin des Temps arriverait entre 2027 et 2033, la même échéance que nous promettent les Collapsologues pour l’effondrement de la société Thermo-Industrielle ! Pour la première fois le visible fait écho à l’invisible !

Le chainon manquant serait donc la prophétie de Saint-Malachie et la fin de notre civilisation, la fin de la chrétienté et du monde comme nous l’avons connu. Depuis Jean XXIII, l’Église ne se transformerait que pour préparer cet « après » dont la description échappe à toutes les imaginations. C’est finalement à la survie du Christianisme que s’attèleraient les Papes… Et c’est à François que reviendrait la lourde charge de finir le job !
La Vierge voulait donner du temps à l’humanité pour qu’elle se prépare à ce bouleversement et plus vraisemblablement encore, pour qu’elle puisse éviter ce chaos dans une dévotion retrouvée au Cœur Immaculé de Marie… Le temps perdu depuis les années soixante ne viendra-t-il pas à nous manquer ?

A sa prise de fonction, il avait étonné le monde en demandant exceptionnellement à la foule des fidèles de prier pour lui ! Est-il conscient de la lourdeur de la tâche qui l’attend ?

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