Le nouveau statut RNH en 2021

Accord sur le nouveau statut RNH

Depuis 1971, la France et le Portugal avait signé une convention fiscale. Ce n’est donc pas une nouveauté et la France en a signé bien d’autres !

Ce qui est plus récent, c’est que le Portugal avait publié en 2012 une circulaire révisant la fiscalité à destination des retraités étrangers et pas seulement européens. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Depuis cette date, un retraité français pouvait bénéficier du statut spécial de « résident non-habituel », le très célèbre RNH.
En s’installant au Portugal, sa pension était 100 % exonérée d’impôt sur le revenu. La volonté initiale des pouvoirs publics était d’éviter les doubles impositions pour les contribuables qui recevaient des revenus provenant d’activités dans les deux États. La convention a fixé les bases de l’imposition pour les résidents de chaque pays qui déclarent des intérêts dans l’autre pays. C’est cet objectif qui a permis a la France, la Finlande et à la Suède de menacer leurs ressortissants de les réimposer au pays natal si le Portugal ne revenait pas sur son exonération fiscale totale. En effet, éviter la double imposition d’accord, mais pas en faveur d’une non-imposition !
Cette redéfinition permet donc au Portugal de contenter ses partenaires européens tout en s’évitant de renégocier ses conventions fiscales avec chacun d’eux !

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Les mystères de Fatima

Fatima. Entre Mythe et Ferveur…

L’apparition de Fatima est une histoire du XXème siècle. Elle s’est construite sur six rendez-vous mensuels, chaque 13ème jour du mois, en cette fin de printemps 1917.

Le 13 mai 1917, trois jeunes bergers sans instruction, habitant le village de Fatima sont appelés, alors qu’ils s’occupent des bêtes dans les coteaux environnants, par l’apparition d’une femme, toute vêtue de blanc qui leur recommande de se dévouer à la prière et leur demande de revenir tous les mois et le 13 de chaque mois. Lucie, Jacinthe et François ne pourront garder le secret de cette surprenante rencontre et c’est toujours accompagnés d’une foule plus nombreuse qu’ils iront chaque mois, retrouver la Vierge Marie.

Le 13 octobre, pour la dernière apparition, alors que deux secrets de la prophétie mariale étaient déjà révélés depuis le 13 juillet, ce ne sont pas loin de 60.000 personnes qui suivent les enfants : croyants ou curieux, gens du cru et de tout le Portugal, lettrés ou analphabètes, journalistes et universitaires. La météo est exécrable et comme à son habitude, la Vierge ne se révèle qu’aux enfants. La foule s’impatiente et s’agite. Les enfants prient la dame de se manifester à tous… Le ciel se déchire, laissant voir un disque d’une lumière inouïe mais qui en même temps ne blesse les yeux. Ce soleil admirable circonvolue selon une danse inexplicable qui agenouille les doutes de la foule et lui fait scander : « Olhem, olhem, Tao Bonito! »

Si les deux premières prophéties furent rapidement révélées et s’avérèrent au fil des années, c’est la troisième qui interroge les historiens et les ésotéristes. La Vierge avait demandé le silence à Lucie jusque dans les années soixante. Msg José Alves Correia, Evêque de Leiria avait travaillé à la reconnaissance des apparitions mariales et à la sanctification du lieu de Fatima dès 1930. Depuis il veillait à l’éveil spirituel de Lucie et à son éloignement de Fatima. En 1948, il exigea de connaitre la troisième et pressa la jeune femme de révéler cette troisième prophétie. Prise de court, elle eu pourtant la sagacité de manuscrire son récit et d’exiger à son tour que seul le Pape fasse lecture de cette dernière prophétie. La chose fut faite, mais Pie XII ne la lut pas. C’est Jean XXIII, peu après son intronisation en novembre 1958 qui prit connaissance de la missive, il replia le courrier dans son enveloppe, la scella de nouveau et la renvoya aux archives secrètes du Vatican. Il n’en parla jamais à quiconque mais en janvier 1959, il convoque le second Concile dans il confia la préparation à la Secrétairerie. Le conservatisme des Évêchés et surtout de la Curie Romaine laissait présager un Concile pauvre en réformes.

Le 11 octobre 1962, le concile « Vatican II », est ouvert. Jean XXIII prononce un important discours, rédigé personnellement pour sa plus grande partie :

« L’humble successeur du Prince des apôtres qui vous parle, a voulu en convoquant ces importantes assises donner une nouvelle affirmation du magistère ecclésiastique toujours vivant et qui continuera jusqu’à la fin des temps. Par le Concile, en tenant compte des erreurs, des besoins et des possibilités de notre époque, ce magistère sera présenté aujourd’hui d’une façon extraordinaire à tous les hommes qui vivent sur la Terre. (…) L’important pour le Concile œcuménique, c’est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d’une façon plus efficace. »

Le soir même par une allocution « improvisée sous la lune », il évoque devant la foule et avec beaucoup d’humanité le souhait « que nos sentiments soient toujours comme nous les exprimons ce soir, devant le ciel et devant la terre : foi, espérance, charité, amour de Dieu, amour des frères. Et puis, tous ensemble, aidons-nous ainsi, dans la sainte paix de Dieu, à faire le bien. » L’émotion de Jean XXIII est sensible, peut-être liée au cancer qu’on venait de lui diagnostiquer.

Rapidement l’ordre du jour préparé par la curie conservatrice est désavoué par les Pères Conciliaires et le Pape ordonne une refonte des tâches du Concile qui se lance alors, sous l’impulsion de Montini, futur Pape Paul VI, dans l’œuvre réformatrice qu’il appelait de ses vœux.

Paul VI réserva le même sort à la lettre de Lucie, après l’avoir lu également et il poursuivi la politique d’ouverture à laquelle il avait contribué selon les trois grands axes qui caractérisent l’Église d’après Lui : définir l’Église, les fonctions de l’Église (liturgie, morale et missions), et la troisième les relations entre l’Église et le monde (œcuménisme, dialogue interreligieux et relation avec les États). S’il se montra assez à l’aise sur le premier et le troisième thème, il resta pourtant crispé sur le deuxième, qu’i s’agisse du célibat des Prêtres, de la promotion du Renouveau Charismatique ou bien sûr de l’encyclique « Humanae Vitae » presqu’écrite par Karol Wojtyła et qui fut une véritable stupeur par le contrepied qu’elle symbolisait. Sa gouvernance fut finalement complexe.

Jean-Paul 1er régna trop peu (33 jours) pour que l’on sache s’il prit le temps d’ouvrir la lettre de Lucie. Il eu pourtant des actes forts pour montrer la simplicité à laquelle l’église devait revenir, tout autant que de réveiller la dimension pastorale du sacerdoce…

Jean-Paul II fut le Pape du « Grand bond en Avant » pour Fatima ! Inutile de rappeler ici ce que fut son pontificat, ni de chercher des superlatifs ou des bémols à ses actes, que chacun pourrait revendiquer selon sa sensibilité ! Concernant la troisième prophétie de Fatima, Jean-Paul II fut le Pape de la révélation qu’attendait Lucie. Chacun se souvient que les radios avaient annoncé sa mort après l’attentat du 13 mai 1981 perpétré par Ali Agca sous l’influence des services secrets bulgares. Un 13 mai… Le Pape clama sa foi en la Vierge de Fatima et il assura qu’elle lui avait sauvé la vie ! Deux fois pendant les dix premières années de sa charge, la vraie phase régnante de son pontificat, il se rendra à Fatima pour célébrer la Vierge et rencontrer Lucie avec laquelle il entretiendra une correspondance jusqu’à sa mort le 13 février 2005. Le Pape lui survécut pendant 49 jours…

Depuis 2000, Jean-Paul II avait autorisé la publication officielle de la lettre mais malgré la confirmation par Lucie de son authenticité, les observateurs ne furent pas convaincus. Ils furent nombreux à penser que cette version n’était que parcellaire et cachait l’essentiel. Mais alors de quel secret parle-t-on ? Qu’est ce qui ne pourrait pas être révélé ?

La fin des Papes et de notre temps ?

Alors, le Pape François, serait-il « le Pape Noir », le dernier de la prophétie ? La fin des Temps arriverait entre 2027 et 2033, la même échéance que nous promettent les Collapsologues pour l’effondrement de la société Thermo-Industrielle ! Pour la première fois le visible fait écho à l’invisible !

Le chainon manquant serait donc la prophétie de Saint-Malachie et la fin de notre civilisation, la fin de la chrétienté et du monde comme nous l’avons connu. Depuis Jean XXIII, l’Église ne se transformerait que pour préparer cet « après » dont la description échappe à toutes les imaginations. C’est finalement à la survie du Christianisme que s’attèleraient les Papes… Et c’est à François que reviendrait la lourde charge de finir le job !
La Vierge voulait donner du temps à l’humanité pour qu’elle se prépare à ce bouleversement et plus vraisemblablement encore, pour qu’elle puisse éviter ce chaos dans une dévotion retrouvée au Cœur Immaculé de Marie… Le temps perdu depuis les années soixante ne viendra-t-il pas à nous manquer ?

A sa prise de fonction, il avait étonné le monde en demandant exceptionnellement à la foule des fidèles de prier pour lui ! Est-il conscient de la lourdeur de la tâche qui l’attend ?

L’immobilier portugais surtaxé depuis janvier 2017 ?

On se souvient de la passe d’arme qui se déroula dès l’automne 2016, lorsque le gouvernement parla de créer un ISF sur le patrimoine immobilier supérieur à 600.000€. De l’opposition à l’ensemble des professionnels, ce ne fut qu’un seul cri unanime pour mettre en garde contre une telle mesure. Selon cette voix, quel meilleur moyen, en effet, de se tirer une balle dans le pied, qu’une nouvelle taxe venant alourdir un panel fiscal déjà large, et ce dans un secteur en pleine croissance ?

Quel contexte pour ce nouvel impôt ?

D’abord, rappelons que l’objectif de cet impôt était de revaloriser les minimas vieillesse et de pérenniser le système de sécurité sociale en augmentant sa base de ressource. Le but est donc plutôt vertueux et la recette attendue était tout de même de 160 millions d’euro, ce qui n’est pas rien pour un pays de 10.216.000 habitants, et dont le flux migratoire reste négatif, il faut le rappeler.
Depuis que le Portugal a favorisé l’investissement étranger, il est vrai que les prix de l’immobilier ont fortement augmenté dans les principaux bassins urbains et en Algarve, la croissance du secteur restant beaucoup plus mesurée, ailleurs. Ainsi, Les acheteurs sont d’abord Français (27%), dont de nombreux retraités attirés par des exonérations fiscales, suivis des Anglais (18%) et des Chinois (13%). Ce serait donc plus de 10.684 candidats au statut Résident Non-Habituel (« RNH ») qui auraient franchi allègrement la frontière depuis 2013 et ils seraient autour de 15.000 en 2018.

Quels étaient les écueils à éviter ?

Il est donc parfaitement clair que ce sont les étrangers qui achètent en premier lieu et qui ont revitalisé un secteur qui patinait largement avant. Les avantages liés au statut du RNH ou les Visas Gold pour les non-européens, ont de ce point de vue là, très bien touché leur cible !

On notera que dans sa version définitive, tout comme dans le projet initial, ce nouvel impôt ne remet finalement pas fondamentalement en cause les directives de 2013. C’était d’autant plus important que  le gouvernement a parallèlement décidé d’augmenter le niveau d’imposition des locations touristiques, qui bénéficiaient jusqu’ici de taux inférieurs à ceux de la location de longue durée. Le taux d’imposition sera finalement passé de 15 à 50% (dans certains cas seulement), certes par l’intermédiaire d’un premier palier de 35% qu’il est, là encore, possible de conserver.

C’est l’analyse que nous avions faite alors et nous avions relayé ce langage de raison rassurant auprès de nos investisseurs… bien nous en a pris et à eux aussi de nous écouter !

Pour quels résultats, en définitive ?

Le Portugal est un pays accueillant et hospitalier mais sa population doit également profiter de cette relance !

Que l’on soit Français ou Européen côté « RNH », ou Chinois (à 74% tout de même !!!), Brésilien ou Russe côté « Visas Gold », nous ne sommes pas des colons qui venons prendre sans rien donner et je trouve personnellement normal que le gouvernement du Portugal « corrige ou rectifie », les effets pervers que ses décisions, judicieuses a priori, ne pouvaient finalement pas manquer de produire !

Au Portugal il n’y pas d’Impôt sur la fortune (ISF), toujours pas de taxation sur les successions mais le budget de l’Etat pour 2017 a bien confirmé l’entrée en vigueur à partir du 1er janvier, d’un impôt sur le patrimoine immobilier : l’AIMI, taxe additionnelle à l’IMI.

Cet impôt vient remplacer l’impôt de timbre (imposto de selo) sur les biens immobiliers à usage d’habitation et sur les terrains constructibles d’une valeur patrimoniale (Valor Patrimonial Tributário » (VPT)) supérieur à 1 million d’euros. Le nombre de personnes taxables sera plus important.

Pour les personnes physiques, la taxe se calculera sur la valeur patrimoniale (Valor Patrimonial Tributário » (VPT)) comme suit :

  • 0,7% entre 600 000 (1,2 millions pour les couples) et 1 million d’euros ;
  • 1% au delà de 1 million d’€ (2 millions pour les couples).

On notera que cette VPT, correspond à une évaluation faites par le Fisc Portugais, qui est en général, inférieure à la valeur d’achat.

Le calcul de la première AIMI a été réalisée en juin 2017 en prenant en compte la VPT en date du 01/01/2017. Cet impôt devait être payé au plus tard fin septembre de chaque année. Le calcul est basé sur l’addition de toutes les valeurs patrimoniales.

Sous certaines conditions, l’AIMI peut être passée en charge déductible de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés et des exonérations sont possibles.

Pour ceux qui souhaitent optimiser le paiement de cet impôt, L’ALP (Associação Lisbonense de Proprietários), un farouche opposant à cette nouvelle taxe, a mis en place un service de conseil fiscal concernant ce nouvel impôt qui vous permettra peut-être des économies… !?

L’Alentejo – Etape 3. Histoire(s) de Portalegre à Vila Viçosa

Vila Viçosa, notre destination de ce jeudi 21 juillet, n’est rien d’autre qu’une cité royale ! Elle abrite un château gigantesque qui pour tout dire, semble même trop grand pour elle. Direction Sud, sur une soixantaine de kilomètres avec une étape à Estremoz, autre perle de l’Alentejo.

Route tranquille que cette E802 qui « descend » en ligne droite jusqu’à notre destination. A ce propos, l’ensemble des routes que nous avons empruntées, y compris les plus secondaires d’entre elles, sont globalement de bonne facture. N’hésitez pas à bouger en louant une voiture car même si la vitesse des locaux est sans doute un peu supérieure à celle réellement autorisée, les routes sont sûres et plutôt bien entretenues… en 2016, en tout cas ! Vous êtes en famille ? Pas de panique pour bébé ou les jeunes enfants, on trouve régulièrement des stations services pour changer ou désaltérer tout ce petit monde… 🙂

Estremoz : la belle étape !

Ville basse ou Rossio, à peine passés les remparts de la cité et ville haute, médiévale et historique où nous visiterons notamment l’une des plus prestigieuse Pousada du Portugal, celle de la Rainha Santa Isabel. La beauté de ce lieu mais aussi des principaux bâtiments officiels ou religieux de cette région, tient à l’utilisation d’un matériau éclatant et d’une indiscutable noblesse, le marbre de l’Alentejo dont l’extraction, toujours active, fait du Portugal le 5ème producteur mondial. D’une blancheur qui le rend aussi précieux que le marbre de Carrare, il donne une majesté évidente à tout ce qu’il habille.

La ville basse n’en est pas totalement dépourvue mais sa blancheur tient davantage dans la chaux qui couvre les murs. Elle est constituée des anciens couvents et des églises baroques du 17ème siècle qui bordent une vaste esplanade, où les marchands tiennent commerce chaque matin en proposant les fameuses poteries et figurines qui font le pittoresque de la ville. Un marché beaucoup plus complet dans sa dimension agricole et très animé a lieu chaque samedi… Ce sera pour une autre fois ! Faites aussi une pause à la Pastalaria Aliança (Rossio, 106 – fermée de 13 à 15H ) où vous dégusterez les gâteaux aux amandes, les Bolos Rainha Santa. 

Haute, médiévale et avec une vue plein Est !

La ville haute, plus chic grâce à sa Pousada et à quelques bons restaurants dont le São Rosas (Largo D. Denis, 11 – service à partir de 19h45. Attention à la fermeture les 15 premiers jours de juillet) est principalement composée du château (seul le donjon auquel on pourra accéder en interrogeant la réception de la Pousada, est du 13ème siècle, le reste ayant été reconstruit au 18ème après une explosion accidentelle), la Chapelle de la Reine Isabel d’Aragon, de l’église Sainte Marie et de la salle d’audience du Roi Dinis. La plupart de ces bâtiments ne se visitent qu’avec des bénévoles qu’il faut parfois chercher un peu… mais que l’on trouve !

Il est dit que la reine Isabel d’Aragon, la pieuse aimait à se retirer dans sa chapelle et un minuscule boudoir ouvert d’un étroit fenestron, plein Est. Elle regardait l’horizon vers son Espagne natale et se laissait gagner pour une douce mélancolie… contagion de la Saudade !

http://www.routard.com/guide_voyage_lieu/3722-estremoz.htm

Vila Viçosa et Juromenha

A l’Est, justement nous nous y rendons par la N4 et des petits bouts de N255/254 pour rejoindre la cité ducale puis royale, la ville verdoyante, Vila Viçosa. Les Ducs de Bragance édifièrent un palais qui évoque l’Italie pour en faire leur résidence officielle sur un immense domaine de chasse bordé de citronniers et d’orangers. Le 8ème Duc devint Roi du Portugal en 1640 sous le nom de João IV, le palais ne sera plus qu’une résidence d’été. Si le faste des réceptions perdureront jusqu’à la République, les fêtes et les spectacles seront plus épisodiques et la ville devra réorienter ses activités, plus traditionnelles, comme la ferronnerie, la poterie, les activités agricoles… sans oublier bien sûr l’extraction du marbre local qui participa grandement à la construction du Palais Ducal.

 

 

 

 

 

 

L’ancien Convento das Chagas de Cristo abrite également la Pousada de João IV. Chambres toutes différentes avec des thématiques « Contes et légendes », oratoires, cellules, toute une ambiance comme la salle de restaurant ornée d’une représentation de la Cène.

 

Le temps passé en matinée à Estremoz et la prise de possession de notre chambre à Juromenha – hôtel « Casa Central-Alojamento Local – Rua de Santo Antonio, 20 » – nous laisse moins de temps que prévu pour la visite de la ville. Les visites du Palais ne sont possibles qu’en langue portugaise… donc ce sera non ! (compter 2H sans les 3 visites annexes [2H également]). Quelques courses à l’Intermarché -Madre de Água, 7160-204 Vila Viçosa – pour se restaurer dans le parc du Castelo et de l’Eglise da Conceição, à la recherche d’un peu de fraîcheur…

Tout juste rassasiés mais reposés de cette forte chaleur qui ne nous lâche pas, nous quittons Vila Viçosa pour repartir vers Juromenha et faire une halte à Alendreal que nous avions aperçu de la route et qui nous avait étonné de par ses épais murs sombres, presque noirs dans la lumière éblouissante du soleil d’été.

C’est une petite ville, son activité est au ralenti en cette fin de journée et les quelques terrasses de cafés encore ouverte s ne rassemblent pas la foule des grands soirs ! tout proche du petit centre-ville, les remparts crénelés du château contrastent par leur noirceur avec les murs blancs de son église et des principales habitations qui s’offrent à nous. La petite église que nous ne visiterons pas en plein office, laisse échapper les chants d’espoir que les fidèles envoient jusqu’au ciel. Une cour intérieure comme une grande place d’arme, totalement déserte semble vouloir nous parler d’une histoire glorieuse mais le silence en écho nous assure qu’elle gardera intacts tous ses secrets…

C’est avec l’esprit troublé par cette ambiance solennelle que nous regagnons notre hôtel où nos hôtes d’un soir vont prendre le temps de mieux se présenter, d’échanger en « franglais » sur leurs activités qui les éloignent régulièrement de Juromenha, leur berceau familial. Ce couple sympathique et chaleureux nous a merveilleusement reçu et nous a autant ouvert son cœur que sa « maison-hôtel » qui ne compte que 4 chambres.

Notre chambre ouvre sur une cour intérieure, privatisée puisque nous serons les seuls clients ce soir, dans laquelle il ont aménagé un « bar » minuscule qui propose des boissons fraîches internationales et surtout quelques produits régionaux comme d’excellents vins du nord de l’Alentjo dont un élaboré avec un cépage Viognier auquel nous ne résisterons pas ! Nos hôtes nous quitte, non sans nous proposer de les rejoindre au restaurant juste en face de l’hôtel, la Pata Larga – Restaurant et Taperia (+351 924 131 907) où nous irons finalement déguster un splendide Porco Alentejano préparé de main de maître par la Chef Janete, dans une belle ambiance amicale et festive… Nous recommandons !

Mais avant cette belle soirée à la Pata Larga et après un rafraichissement mérité, nous sortons nos restes de courses pour un apéro improvisé en profitant du jour qui décline et la douce tranquillité de cette soirée d’été, rendant nos selfies assez approximatifs :)… Demain nous irons à Evora !

 

Je prétends que c’est à lire !

A lire absolument

C’est à Lisbonne que se déroule l’histoire…
Oui, le Portugal a connu une dictature sévère dès 1938 et notre « héros » essaye  de vivre sa vie comme si la politique ne le concernait pas ! Responsable des « pages culturelles » d’un quotidien lisboète, Doutor Pereira est un homme vieillissant…

Une adaptation « magique » du roman d’Antonio Tabucchi : Pereira Prétend

Pierre-Henri Gomont est un dessinateur précoce et tardif à la fois. Il s’empare du roman de Tabucchi avec une rare maîtrise tant sur la scénographie que sur la mise en images. Il découvre Lisbonne et, touché par sa lumière incroyable, il décidera d’une mise en couleurs, basée sur la technique des à-plat de la sérigraphie.

Mais revenons à l’histoire !

Elle s’articule autour de la fameuse réplique de Macello Mastroiani dans « Une Journée Particulière », brillant film anti-fasciste d’Ettore Scola. Rappelez-vous : « Ce n’est pas le locataire du 6ème étage qui est anti-fasciste. C’est plutôt le fascisme qui est anti-locataire du 6ème étage ». Dit autrement, personne n’est à l’abri de la répression, si sa vie sort des canons du « politiquement correct » imposé par un régime totalitaire. Tout est politique.

Doutor Pereira est un homme sensible. Veuf, il entretient la mémoire de son épouse trop tôt disparue, par des dialogues solitaires qui l’écartent doucement du monde qu’il ne veut plus voir, avant de l’y ramener brusquement. Quel souffle doit exprimer la jeunesse ? Quel élan peut-il insuffler aux êtres plus mûrs ? Quelle est la part individuelle de l’aventure et de l’épique dans le grand dessein de la politique et du mouvement collectif ?

Pereira est un homme intelligent, contemplatif, prudent, compréhensif et suffisamment sagace pour utiliser sa culture des mots comme d’une arme, là où elle n’était jusqu’alors qu’une armure inutile et illusoire.

C’est l’histoire d’un passage à l’acte… A lire absolument et se laisser convaincre que la culture ne peut pas être un refuge, né d’une improbable neutralité qui éviterait, à l’heure des choix, un engagement devenu inéluctable.

Editions Sarbacane : http://editions-sarbacane.com/pereira-pretend-bd-rtl-de-lannee/

Vous avez dit « gentrification » ?

Des voix portugaises s’élèvent, de plus en plus nombreuses, pour mettre les étrangers en cause et déplorer leurs investissements immobiliers qui chassent les locataires anciens des quartiers populaires, comme dans l’Alfama.

Pour faire face à la dégradation constante du parc immobilier et au blocage des transactions, notamment à Lisbonne, les autorité avaient décidés d’attirer les investisseurs via deux leviers : une fiscalité plus intéressante sur les baux courts que sur la location longue durée et pour le segment du haut de gamme ou des investisseurs multiples, un seuil de dépenses immobilières à 500.000 euros qui permet aux non-européens d’obtenir le statut de résident non habituel, véritable tête de pont pour circuler « librement » en Europe.

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Ces mesures auraient pu avoir des effets limitées, si un contexte porteur ne les avaient pas amplifées. Dans le même temps, les autres incitations fiscales en faveur des retraités européens ou des entrepreneurs étrangers, les différents événements des « Printemps Arabes » qui ont créés de l’instabilité dans ces pays très touristiques, des prix attractifs, une histoire riche et un soleil généreux ont fait grandir l’intérêt et cet attrait pour le Portugal.

C’est ainsi que l’afflux des touristes à Lisbonne a été multiplié par 3 pour atteindre 9 millions en 2015, multipliant aussi pour les investisseurs, les opportunités de type de « airbnb ». Nous vous le confirmons, l’investissement est fort, nous revenons de Lisbonne qui est un chantier à ciel ouvert avec cette formule affichée partout, « obra a obra, lisboa melhora » !

Voilà, nous dit-on le cœur du problème : on expulse des gens ou plus exactement, les baux ne sont plus renouvelés pour permettre la réhabilitation d’immeubles dont les appartements seront ensuite loués en courtes durées. Les quartiers perdent ainsi leur âme, vidés de leurs habitants traditionnels…

 

 

 

InVictus

Seules les finales gagnées sont belles !
Ce soir à 21H, les supporters de nos deux pays n’auront d’yeux que pour leur propres dieux.. du Stade de France !

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https://www.youtube.com/watch?v=SGTqglowoZQ

Ce soir tous les Portugais pousseront Ronaldo pour la gloire de l’équipe nationale et nous soutiendrons Antoine Griezmann pour son 7ème, 8ème ou pourquoi pas 9ème but de la compétition… Allez les BLEUS !!!

Une Fiscalité maintenue

Un cadre fiscal en grande partie maintenu par la gauche portugaise.

Au pouvoir depuis novembre, le gouvernement d’Antonio Costa, fruit d’une alliance entre socialistes et communistes, n’a pas touché au statut de résident non habituel (RNH), dont l’accès a été simplifié depuis le 1er janvier 2013 par son prédécesseur de centre droit, et qui permet aux étrangers qui s’installent au Portugal d’être exonérés d’impôt sur le revenu pendant dix ans.
Un signe que ce dispositif, qui vise à faire entrer des capitaux dans le pays, est considéré comme un succès par l’ensemble des responsables politiques.
En revanche, le nouveau gouvernement a durci le dispositif du « golden visa », qui permet à des étrangers, majoritairement chinois, de s’installer au Portugal, à condition d’y créer une entreprise, de réaliser 500 000 euros d’acquisition immobilière ou d’apporter au moins 1 million d’euros de capitaux.

25.000 français vivent et aiment le Portugal

« Environ 25 000 Français vivent actuellement au Portugal, 5 000 de plus qu’il y a un an. Non seulement le flux des arrivées ne se tarit pas, mais il a tendance à augmenter », affirme Carlos Vinhas Pereira, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-portugaise. Le Portugal n’a donc pas fini de faire rêver les Français, en particulier les retraités, qui représenteraient entre 80 % et 90 % des expatriés. « Les récents attentats à Paris et à Bruxelles renforcent l’attractivité d’un pays où la criminalité est faible et où l’on se sent en sécurité ». Ce pays de 11 millions d’habitants a définitivement supplanté le Maroc, qui avait le vent en poupe avant la montée de l’islamisme radical en Afrique et la peur du terrorisme.

Ensoleillement et proximité
Il est vrai que le pays ne manque pas de charme, avec un ensoleillement idéal à deux heures d’avion de Paris, une grande proximité culturelle et un coût de la vie inférieur de 35 % par rapport à la France, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Mais ces atouts ne seraient rien sans une fiscalité exceptionnellement douce grâce au statut de résident non habituel (RNH), dont l’accès a été simplifié depuis le 1er janvier 2013. A condition de séjourner au moins six mois par an au Portugal, les étrangers qui s’y installent sont exonérés d’impôt sur le revenu pendant dix ans. Principales conditions : ne pas avoir été résident fiscal portugais au cours des cinq dernières années, être locataire ou propriétaire d’un logement sur place au moment de la demande et, enfin, ne pas être retraité de la fonction publique.

Egalement accessible aux actifs, le statut de RNH leur permet d’être exonérés d’impôt sur les revenus de source étrangère (incluant dividendes, intérêts et plus-values) et de bénéficier d’une imposition forfaitaire de 20 % sur leurs revenus au Portugal. Attention, le fisc français peut se montrer tatillon. « Pour qu’il ne puisse pas contester la réalité de l’expatriation, la meilleure stratégie consiste à céder tous ses actifs immobiliers en France ».
Outre la fiscalité, l’argument décisif qui pousse les retraités à faire leurs valises est le gain de pouvoir d’achat, en raison notamment d’un immobilier bon marché. Après avoir chuté de 30 % au moment de la crise de la dette portugaise, entre 2011 et 2013, les prix remontent, mais restent abordables pour les ménages français. « Ils ont augmenté de 4 % en moyenne en 2015, et jusqu’à 10 % dans certains quartiers de Lisbonne et de Porto, où s’installe la grande majorité des Français ».

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A Lisbonne, le prix moyen du mètre carré ressort à 1 800-2 000 euros. Dans les quartiers huppés du centre historique (Chiado, Principe Real, Baixa, Avenida da Liberdade…), ils peuvent monter jusqu’à 4 000-5 000 euros, voire 6 000-7 000 euros pour des biens exceptionnels dans le neuf. « Porto est 25 % à 30 % moins chère que Lisbonne, confie Miguel Poisson. C’est l’endroit idéal pour réaliser un investissement locatif. »
En Algarve, il est possible d’acheter une petite maison avec jardin, piscine et vue sur la mer pour 300 000 euros, ou un appartement de 100 mètres carrés proche des plages pour 200 000 euros. Très courue l’été, la région est peu animée le reste de l’année. De quoi faire réfléchir les retraités à l’étroit dans un deux-pièces en région parisienne ou sur la Côte d’Azur…

Mais quitter son pays à un âge avancé n’a rien d’évident. D’autant que la grande majorité de ceux qui partent n’étant pas d’origine portugaise, très peu sont lusophones. « Ils ont tendance à vivre en autarcie et à se méfier du système de santé portugais, qui a pourtant fait de gros progrès ». Pour l’instant, très peu de retours ont été observés.

Source : Le monde du 16 avril 2015.

Entre traditions et modernité…

Portugal : le président met son veto à une loi autorisant la gestation pour autrui.

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Le président portugais de centre-droit, Marcelo Rebelo de Sousa, a mis, mardi 7 juin, son veto à une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) dans certains cas d’infertilité, approuvée mi-mai par le Parlement.
Selon lui, la proposition de loi « n’est pas conforme aux conditions formulées par le Conseil national d’éthique et des sciences de la vie », qui demandait un encadrement plus strict de la gestation pour autrui.

La GPA est la pratique qui consiste pour une femme à porter et à mettre au monde un enfant pour le compte de tiers. Le Parlement portugais avait adopté le 13 mai un texte autorisant la GPA, limitée à certains cas d’infertilité féminine liés par exemple à l’absence ou au dysfonctionnement de l’utérus, sans contrepartie financière pour la mère porteuse.
Le texte était passé à une courte majorité et grâce à des voix de partis de gauche comme de droite. Le plus haut prélat de l’Eglise catholique portugaise, Dom Manuel Clemente, avait condamné cette décision le lendemain.
Selon la Constitution portugaise, le Parlement peut passer outre le veto présidentiel à condition de faire confirmer la loi par la majorité absolue de l’ensemble des députés.

Le président portugais a en revanche promulgué, mardi, une loi élargissant aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), ainsi que le retour aux 35 heures hebdomadaires pour les salariés du secteur public.

Source : lemonde.fr du 8 juin 2016